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La bête du Gévaudan Un peu d'histoire

Les grands moments de l'histoire de la Lozère au travers de l'Histoire ou des histoires, des contes et des légendes, ou des chroniques locales.

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La mort du dernier loup Lozérien (avertissement aux lecteurs)

Dans ces lieux magiques où la nature paraît encore intacte les vestiges de l'époque glacière Des estives pour la race Aubrac
la baraque de Bonnal Après Marvejols, sur la route de l'Aubrac par la départementale D 900, en direction de Marchastel, apparaît à notre gauche "la baraque de Bonnal", entre Lozère et Aveyron (au nord-est du département). Poursuivant la route dans cette contrée sauvage, l'on aperçoit très vite les lacs de Bord, des Salhiens, de Souveyrols, et la cascade de Déroc. Dans ces lieux magiques où la nature paraît encore intacte et où une centaine de variété de plantes rares sont les vestiges de l'époque glacière ! Albert Pégorier et son loup
Sur le plateau de l'Aubrac, à 1300m d'altitude, vit une petite population d'éleveurs de bovins "race Aubrac" régulée par une vie réduite en hiver et par la transhumance pour le bétail. Il y a encore quelques décennies, plus de 300 burons fonctionnaient, ce qui permettait aux éleveurs de rester sur le plateau pendant 5 mois de l'année : la journée commençait dès 6 heures par l'entretien du bétail, la naissance des petits veaux, la fabrication du beurre et des fromages et la traite des vaches ! De bons repas permettaient de perpétuer la tradition et l'ambiance de ce monde rural, agrémenté par: l'aligot et le retortillat, la charcuterie de pays, et pour terminer la "coupétade" au coin du feu. Enfin l'on dansait la bourrée quelquefois jusqu'à l'aurore...
Le dernier loup de l'Aubrac C'est dans ces lieux, que le 20 juin 1977, un agriculteur lozérien tua le dernier loup.. Très fier de cet exploit Albert Pégorier posa pour la photo accroupi au pied de son loup mort ! Les 22 et 24 juin toute la presse régionale relatait l'événement :

Lundi 20 juin vers 17H30, un loup mâle de 50kg a été abattu aux Salles-Basses, commune des Salces, par l'employé de Monsieur Issarny ; ce loup poursuivant le chien de la ferme est repéré par Albert Pégorier qui se munit d'un fusil de chasse. D'un premier coup, il blessa l'animal ! Mais celui-ci devint menaçant; il fallut faire face, et l'achever d'un second coup. On suppose que c'est ce loup qui, dans la région, avait ces derniers temps blessé trois veaux et plusieurs vaches...

Voici le témoignage inédit, d'Albert Pégorier avec son aimable autorisation:

Ce jour-là, vers 17 heures, je faisais ma randonnée pour voir les bêtes, et là qu'est-ce que je vois à deux cent mètres en face du mur, et bien cette "bête" et mon chien ! Je me dis : "ce n'est pas possible que ma chienne ait peur d'un chien comme çà !" Alors je me suis mis à courir au mur, carrément, et quand il viendra au mur, nous verrons bien ce que c'est ! Mais alors, quand je suis arrivé au mur le chien était à trente mètres et j'ai vu le moment que l'animal l'attrapait ! C'est pas possible ? Alors je me suis fait voir, et quand il m'a vu, demi tour, et là dans les côtes, j'y ai planté deux coups de fusil !
A chaque coup de fusil, il faisait un bond de deux mètres mais je l'ai eu ! Puis je monte sur le mur, l'autre vient vers moi, avec une gueule immense et il vomissait le sang traînant le derrière ; je me disais: "et putain encore il va me pincer ce salaud !" Alors j'y en ai planté une dans la tête, là il est tombé de nouveau, mais il est passé cette fois par mes pieds, en tombant de mon côté; et là stupeur mais c'est un loup !"
Albert Pégorier

(textes de Jean-Claude Bonnal - photos de Laurent Collet et Jean-Claude Bonnal)

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